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MACRO ECONOMIE JUIN 2006

 

 

Les marchés boursiers ont baissé en mai.

OUI et surtout NON. Certes, oui, le « 0 % » du CAC 40 de mai comparé au « + 12 % » très peu de jours avant représente une baisse spectaculaire. Mais, non, car il s’agit en fait d’une correction qui s’explique davantage par des éléments techniques comme la peur de l’inflation plus que par l’examen objectif des fondamentaux.       

       Nous sommes toujours dans un cycle de croissance car :

-          La croissance mondiale se maintient

-          L’inflation reste contenue puisque au même moment les taux se sont fortement détendus et que l’or a fortement chuté alors qu’il est le placement privilégié pour se protéger de l’inflation.

-          La progression des bénéfices des sociétés continue et n’est pas remise en cause (élément primordial en économie que l’on finirait par « oublier »).

-          La vague des Fusions-Acquisitions n’est pas terminée.

-          Il n’y a pas de sur-évaluation des marchés actions (c’est dans ce cas là qu’il y a risque de « Bulle », de chute brutale des cours, de « Krach »).

 

Bien sûr il y a des interrogations, mais je rappelle qu’en matière d’investissements boursiers le temps est important, le risque diminue avec la durée. Il faut donc parfois résister aux effets d’annonces et à la précipitation qui augmentent seulement la volatilité et dé corrèlent la valeur d’un titre de la valeur de la société, ce qui est toujours une mauvaise chose pour l’actionnaire.

 

Les interrogations portent donc sur :

-          La volatilité. Une forte volatilité est attendue entraînant un retour de la prime de risque du marché européen vers son plus haut de l’année, en mai à 5,5 %. Propagation de la volatilité en raison même de l’agitation des marchés.

-          Inflation. Redoutée en raison même de la croissance, de part également l’excès de liquidités, ou la possible augmentation des salaires, ceci paraît peu vraisemblable car la concurrence de la main d’œuvre des pays émergents empêche une augmentation sensible des rémunérations dans les pays développés. Or sans hausse forte des salaires, l’inflation ne peut se développer.  Redoutée également,  l’augmentation trop importante des prix des matières premières.

-          Taux d’intérêts. Après une période de taux d’intérêts particulièrement bas, les banques centrales reviennent à des politiques de neutralité monétaire, ni expansionnistes, ni restrictives, non seulement dans le monde développé mais également en Asie. La FED devrait conserver un biais haussier en fonction du comportement de l’économie (5,5 %).           La BCE devrait continuer à relever ses taux à 3, 25 % ; 3, 50 % en fin d’année. La BCE s’inquiète de l’accroissement de la masse monétaire (8, 6 % en mars soit le taux le plus élevé depuis juillet 2003).

 

Evolution des marchés financiers (du 31 Décembre 2005 au 23 juin 2006)

 

 

Valeurs au

01/01/05

Valeurs au

31/12/05

Valeurs au

23/06/06

Variation Depuis le 31/12/05

CAC 40

3 821.16

4 715.23

4 817.63

+ 2.17 %

FTSE 100 (Grande Bretagne)

4 814.30

5 618.80

5 692.10

+ 1.30 %

DAX 30 (Allemagne)

4 256.08

5 408.26

5 529.74

+ 2.25 %

DJ Euro stoxx 50 (Zone Euro)

2 948.29

3 578.93

3 550.15

- 0.80 %

Dow Jones (USA)

10 783.01

10 717.50

10 989.09

+ 2.53 %

S&P 500 USA

1 211.92

1 248.30

1 244.50

- 0.30 %

Nasdaq composite (USA)

2 175.44

2 205.32

2 121.47

- 3.80 %

Nikkei 225 (Japon)

11 489

16 111

15 124.04

- 6.12 %

Mines Or (Grande Bretagne)

169.83

204.11

224.90

 + 10.18 %